Commencer par préparer la pâte. Mettre la farine dans le bol d’un robot avec la fleur d’oranger et le sel.
Il vaut mieux ajouter l’eau avec parcimonie et en pétrissant avec les mains au départ, car il faut « sentir » la pâte. Une fois que la farine a « bu » assez d’eau et que l’on est sûr de la consistance, on peut pétrir avec le robot (ou à la main…).Le problème d’ajouter de l’eau sans pétrir au départ soi-même la pâte, est que l’on risque d’ajouter trop d’eau…
Il faut ajouter la noix de beurre mou à mi-pétrissage.
Pétrir près de 10-15 minutes à la main ou au robot avec le crochet pétrisseur. Diviser ensuite la pâte en pâtons de 90g (en gros!) et les placer dans un plat huilé. Il faut aussi huiler les pâtons eux-mêmes. Couvrir d’un film plastique et laisser reposer au moins une heure au frais.
Préparer la farce: Peler les amandes en les plongeant dans de l’eau bouillante pendant 5 minutes. Il suffit alors de les éplucher. Cela va assez vite en fait! Mettre les amandes séchées, avec le sucre en morceaux, cassé au mortier.
Passer le tout dans un hachoir à viande.
Il faut passer une deuxième fois la farce pour obtenir une belle pâte. Ajouter la cannelle et le beurre fondu.
Bien mélanger à la main, puis ajouter l’eau de fleur d’oranger.
Voici la gomme arabique. Sur la photo, il y en a beaucoup trop! Il suffit de prendre quelques cristaux. En gros, cela correspond à une bonne pincée.
Réduire la gomme arabique en poudre au mortier.
Lalla Fatima m’a recommandé de faire des petites cornes de gazelles, car quand elles sont trop grosses, les gens ne les finissent pas… Moi je ne sais pas, mais petites ou grandes, je finis toujours mes cornes de gazelles. Il vaut mieux peser les boulettes pour être sûr de toujours avoir les mêmes. Ici, les boulettes pèsent exactement 17g… À vous de voir quelle taille convient le mieux. Il suffit ensuite de rouler les boulettes entre les paumes des deux mains trempées dans de l’eau de fleur d’oranger, pour obtenir ces petits boudins oblongs.
Prendre une boule de pâte qui a reposé et huiler la surface de travail (un marbre ou mieux: une planche en bois, surtout du cèdre!). Huiler également un peu la boule.
Étaler la pâte au rouleau à pâtisserie assez finement en un rectangle. Finir à la main… Je m’explique: il suffit alors de prendre les bords de la pâte et de tirer légèrement dessus vers l’extérieur pour l’affiner encore plus. On voit bien sur la photo, l’épaisseur finale de la pâte.
Poser ensuite deux ou trois boudins de farce sur la pâte dans la longueur.
Rabattre la pâte sur les boudins puis appuyer au niveau de la base la farce de façon à pré-souder la pâte.
Avec une roulette dentelée, couper les cornes pour les séparer les unes des autres.
Prendre une corne en tirant vers le haut d’un coup sec pour la séparer du reste de la pâte. Puis aplatir entre les doigts la corne pour lui donner sa forme définitive. Avec la roulette, couper de nouveau l’excédent de pâte qui pourrait apparaître.
Faire de même avec toutes les autres cornes. On a mis trois boudins sur la pâte, mais il reste plein de pâte, on peut donc continuer à faire des cornes avec le reste de pâte étalée. Il suffit d’égaliser la pâte avec la roulette puis de procéder comme expliqué ci-dessus. Mettre les cornes de gazelles sur une plaque à pâtisserie huilée ou garnie de papier sulfurisé.
Laisser ensuite « croûter » ou sécher pendant… 24 heures!! C’est une étape très importante pour obtenir des cornes de gazelles avec une fine couche craquante.Le jour de la cuisson: percer avec une aiguille trois petits trous sur le haut des cornes, cela va éviter la formation d’une bulle d’air qui éclaterait au four! Cuire ensuite 15-20 minutes à 160°C. Il faut adapter en fonction de son four. Les cornes doivent être blondes mais pas trop colorées.
Les cornes sont divines encore tièdes avec un thé à la menthe brûlant.
On voit d’ailleurs bien ici l’épaisseur de la pâte: fine comme un cheveu… Gage de réussite de cette petite merveille!